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JOYEUX NOËL

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L’utilité de la dictée

A quoi servent les dictées ?

Pour moi, la dictée est avant tout un moyen d’apprentissage car elle doit favoriser l’attention et la réflexion sur les faits graphiques.

Elle est un moyen de travailler l’orthographe dans le vrai but de son emploi dans la production d’écrits.

Tout d’abord, la dictée sollicite des capacités de compréhension orale mais aussi de discrimination phonétique. Ensuite, elle est utile pour pratiquer l’orthographe, la grammaire et la conjugaison.

La dictée améliore les capacités de compréhension orale :

Pour que la dictée soit efficace, les apprenants doivent être en mesure de COMPRENDRE LE TEXTE. Pour cela, ils doivent connaître TOUS les mots du texte. Le vocabulaire doit être connu (ou pouvant être déduit de façon logique), ainsi que les points de grammaire abordés dans le texte de la dictée et les conjugaisons, naturellement.

Il est inutile et dangereux de mettre volontairement un élève en échec en lui proposant une tâche qu’il ne pourra pas effectuer. L’enseignant doit faire en sorte de faire apprendre à un élève ce qu’il est en mesure d’apprendre. Il faut donc moduler les tâches en fonction des compétences disponibles.

Personnellement, je fais les dictées à la fin d’un sujet que nous avons travaillé (sur le thème du sport ou sur une période historique par exemple), je reprends un texte que je leur demande de préparer à la maison (cf Comment préparer une dictée) et le réécris. En alternative, je leur demande de bien relire les textes sur lesquels nous nous sommes préparés (sur le thème du sport…).

La dictée comme exercice de discrimination phonétique :

Pour les étrangers, certains sons français sont difficiles à acquérir. Personnellement, je travaille avec un public italophone dont les difficultés sont celles énoncées ci-dessous. Pour eux, la dictée est utile pour :

Distinguer les paires phonétiques :
– [ə] [e] qui permettent la distinction entre l’orthographe de « le/les » ou « de/des »,
– [u] [y] qui permettent la distinction entre l’orthographe « ou » et l’orthographe « u »,
Distinguer d’autres sons :
– Toutes les nasales,
– Les diphtongues [wa](oi), [o] (o, eau, au), [ø] [ œ] (eu), etc.

 La dictée pour pratiquer l’orthographe

Les élèves sont amenés à réfléchir sur l’orthographe des sons entendus (quelle est la bonne graphie pour le son [o] par exemple : « o » ? « au » ? « eau » ?).

La dictée pour pratiquer la grammaire

La phase de relecture est fondamentale pour une bonne réflexion sur les mécanismes linguistiques : ai-je accordé le substantif avec son adjectif et son article ? Ai-je accordé le verbe avec son sujet ?

La dictée pour pratiquer la conjugaison

Evidemment, les élèves sont amenés à choisir la bonne forme verbale en rapport avec le contexte (l’accord du verbe) mais aussi en rapport avec les connaissances personnelles (quelle orthographe pour quelle désinence).

Prix Nobel de la paix – UE

L’UE en crise et divisée reçoit son Nobel

Plusieurs dirigeants européens, dont le Britannique David Cameron, n’étaient pas présents lundi à Oslo.

Une Union européenne meurtrie par la plus grave crise économique de son histoire, divisée sur son futur budget commun, incapable de forger une politique extérieure commune et contestée par nombre de ses ressortissants – c’est pourtant cette UE, imparfaite et controversée, qui a été honorée lundi à Oslo de la plus prestigieuse des récompenses. Le prix Nobel de la paix a été reçu, au nom des Vingt-Sept, par leurs trois représentants, Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso et Martin Schultz, dans le grand hall de l’hôtel de ville d’Oslo, en présence de la famille royale de Norvège. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, dont François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, avaient fait le déplacement. En revanche, une demi-douzaine d’autres, dont l’eurosceptique David Cameron, ont boudé une cérémonie précédée de nombreuses critiques. Le «club» européen, qui met à mal la solidarité entre ses membres, provoque des troubles sociaux parfois violents et qui dope les extrémismes, comme en Grèce, mérite-t-il vraiment le prix? s’était notamment interrogé le lauréat 1984, Desmond Tutu.

Pour répondre aux critiques, l’UE avait annoncé que la somme de 930.000 euros accompagnant le Nobel serait intégralement utilisée pour financer des projets destinés à lutter contre l’emploi d’enfants comme soldats, à travers le monde.

En ouvrant la cérémonie, le président du comité Nobel, Thornbjorn Jagland, ex-premier ministre d’un pays, la Norvège, qui a toujours snobé l’UE, a justifié ce choix. «Au moment où l’Europe subit de graves difficultés, le comité Nobel norvégien a cherché à rappeler ce que l’Union européenne signifie pour la paix en Eu­rope», a-t-il déclaré.

«Fier d’être européen»

«Ce n’est pas parce qu’une personne est malade qu’elle ne peut pas recevoir un prix et qu’elle ne pourra pas retrouver la santé», a affirmé pour sa part le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.. «Le fédéralisme et le cosmopolitisme sont les plus grandes contributions de l’Europe à l’humanité», s’est exclamé M. Barroso. Plus sobre, Herman Van Rompuy a rappelé que «la guerre est aussi vieille que l’Europe». «Mais la réconciliation ne peut pas tout, a poursuivi le président du Conseil européen, et c’est là que l’Europe a une arme secrète: la discussion. Mieux vaut se disputer autour d’une table que sur un champ de bataille.» Et de conclure son discours par un vibrant «Je suis fier d’être européen», décliné en plusieurs langues.

L’UE dans la tourmente, ses représentants honorés à Oslo ont affiché leur volontarisme, comme si les Vingt-Sept se devaient d’être à la hauteur. «Nous allons travailler dur pour favoriser le retour de la croissance et des emplois», a dit Van Rompuy. José Manuel Barroso, lui, s’est engagé à défendre l’euro, «l’un des symboles les plus visibles de notre unité (qui) est dans les mains de tous».